Pour commencer ...

Je n'écris pas depuis des lustres et je ne pense pas avoir de talents particuliers. Cependant, sous la pression d'une féministe que j'ai bien connu et qui m'a donné le goût de l'écriture, j'ai commencé à gribouiller quelques trucs. Les écrits que vous allez voir ne sont pas mes tout premiers ( ils sont classés du plus ancien au plus récent ) mais mes premières lettres qui ressemblent à quelque chose .... J'espère qu'elles vous plairont.

N'hésitez pas à me critiquer ou à me donner des idées pour une autre nouvelle. Ce blog est certes un blog littéraire mais il est avant tout un blog participatif. Vous n'êtes pas des êtres soumis mais des êtres qui peuvent dire ce qui pensent sans censure au niveau des commentaires ( sauf ceux des ptis malins qui montrent aux autres qu'ils n'ont rien à faire ici ).

Vous pouvez voir à votre gauche une photo de Jean - Paul Sartre. Pourquoi ? me demanderez vous. Tout simplement parce que c'est mon auteur préféré et que je tiens à lui rendre hommage : Les Mains Sales, Huis Clos, les Mouches.... Révisez vos classiques et mettez vous dans la tête que Marc Levy n'est pas un auteur ! Il écrit me direz - vous ? Certes, il écrit, mais TF1 dans le domaine de la télévision diffuse aussi des émissions mais ce n'est pas pour ça qu'elles sont de qualités ! Avec Marc Levy, c'est la même chose : quelqu'un qui écrit pour l'argent ne peut pas faire des écrits de qualité.

Enfin, bonne lecture à tous !

Bonne lecture à vous !

Pour commencer ...

# Posted on Tuesday, 06 November 2007 at 9:21 AM

Edited on Friday, 11 September 2009 at 4:00 PM

la petite fille

Cette nouvelle se passe lors de la Seconde Guerre mondiale.

La petite fille

Mai 1941, dans un camp de concentration.

Ou suis je ? Qu'est ce que je fais ici ? Ou sont mes parents ? Sont – ils vivants ? Comment je vais sortir d'ici ?

Tant de questions trottaient dans la tête de la petite Anne, seule autour de ces grands hommes en uniformes allemands. Ces personnes regardait d'un air sadique et méprisant cette jeune fille qui se cachait le visage autour de sa simple écharge en laine.

Depuis cinq mois au moins, elle et ses parents étaient prisonniers de cet endroit mais Anne était trop petite pour s'en rappeler, celle – ci n'avait qu'un an et demi. La présence familiale avait été bénéfique pour elle et l'avait permise de ne pas trop subir cet enfermement, mais depuis que ces parents avaient pris le côté gauche d'une grande file d'attente contrôlait par les nazis, le petit bébé attendait toujours après eux.

Lieutenant Nairich ! Que fais cette sale juif ici ? Je vous l'ai déjà dis, ils doivent tous mourir ! Jetez moi cette chose à la benne !
Colonel ? Ne pensez vous pas que ....
Votre coeur est votre seul défaut lieutenant mais ne l'oubliez jamais, le Grand Reich n'a pas de sentiments pour ces choses, ils ne méritent que de mourir et ce qui prennent pitié pour eux avec !

L'homme en colère sortit une arme et tira sur son inférieur. Le cerveau fut touché et il mourut sur le coup. Aucun amour n'existait avec les allemands, et pas même entre – eux. Ceux qui refusaient l'autorité été tués sans même qu'on pose de question. Le visage souriant, il attrapa la pauvre fillette et la balança à une vitesse grandissime dans la remorque la plus proche.

Au moment de son envol, l'enfant prit conscience de ou elle était, elle savait maintenant pourquoi ses officiers la détestaient, pourquoi ses parents n'étaient plus là.

25 décembre 1940 France

Autour d'un bon repas, Alissa et Mikhaèl, les parents de Anne, et cette dernière discutaient de tout et de rien, un jour si important pour les catholiques. Non, la famille ne fêtait pas Noël. Ils étaient juifs et en étaient fier, bien que les allemands ne leur facilitaient pas la vie avec leurs décrets antijuifs, leur port de l'étoile jaune obligatoire, leur échelle des races. Ces personnes aimaient malgré tout leur religion.
La vie ne leur avait pas sourie pour autant. En effet, Mikhaèl, médecin très réputé, a été obligé de quitter son travail à cause des lois anti -juives qui se renforcent dès 1938. De gros soucis d'argent leur tombèrent ainsi dessus puisqu' Alissa n'avait pas de travail. Plus tard, ils ont été forcés de quitter leur quartier «chic» pour se rendre dans une banlieue de Province. Tout le voisinage leur crachait dessus mais l'habitude ainsi que la peur des représailles triomphèrent : la famille Simon ne quittait plus leur domicile.
Cependant, nous ne pouvons pas dire que leur Foi et leurs croyances leur ont été inutiles. En effet, après s'être installés dans leur domicile, un français du nom de Franck les aida pour que cette famlle puisse demeurée en sécurité chez elle. Il leur apportait de quoi se nourrir et tuer le temps. D'après lui, les allemands condamnaient à mort les personnes de leur religion. Il savait de quoi il parlait puisqu'il avait suivit un camion allemand remplit de juifs.
Soudain, on frappa à la porte, une fois, deux fois, trois fois et on finit par l'exploser, une armée de
soldats, interrompant leur repas, attrapèrent les 3 Simons et hurlèrent :

Petit morveux, comment avez - vous pu croire échapper à la force des Nazis ? Heureusement que nous avons vu ce traite à son sang qui vous apportez de quoi vivre ! Maintenant, venez avec nous, ne vous inquiétez pas, c'est juste de petites vacances dans un camp qui vous attendent.

Mai 1941.

Anne, volant toujours vers la benne remplit de petits bébés morts, n'en voulait pas à Franck. Après tout, c'était grâce à lui qu'ils avaient pu vivre un an de plus ... Dommage que la bonne étoile a toujours une fin....

1 Janvier 1941.

Après avoir fait un voyage de sept jours à pieds et en camion jusqu' au camp d' Auschwitz,les juifs arrivèrent enfin par le train, entassés semblables à des bêtes à l'intérieur. Plusieurs centaines d'entre – eux étaient déjà mort pendant le voyage, les «contrôleurs» se chargeaient de ramasser les corps pour les empiler plus loin. Tous les bébés, à la sortie du train, étaient jetés dans de hautes remorques qui étaient vidées au moins quatre fois par jours. Alissa et Mikhaèl avaient été privés de leur fille dès leur entrée dans le train. Ils n'étaient pas plus avancés à son sujet à la sortie du train : ils ne savaient pas que leur enfant était le seul qui allait voir sa Foi récompensée. En effet, Le lieutenant Nairich, qui était chargé de contrôler le train avant qu'il ne reparte, vit l'enfant, pleurant de toute ses forces, seule et visiblement morte de froid. Contrairement à toutes attentes, cet individu l'a pris dans ses bras et l'enveloppa sous une couverture pour la sortir discrétement.
L'homme n'avait pas choisi de rentrer dans la kommandantur et de s'occupait de l'arrivée d'un train de cadavre. Mais, en Allemagne, Hitler ne laissait aucun Homme choisir et ne pas être d'accord avec ses principes. Même s'il était de nationalité allemande, il avait un coeur, une femme, des enfants ... Aussitôt qu'il vit cet enfant, il pensa à sa fille et en prit pitié...Il ramena Anne à ses parents et il leur conseilla de la cacher pour qu'elle ne se fasse pas tuer... Depuis ce jour, la jeune fille fut cachée et ses parents purent en prendre soin avec qu'ils se voient exterminés.

Cinq mois plus tard.

Alissa fut l'une des rares femmes à passer du côté droit dans la longue file d'attente de juifs contrôlée par les nazis ... Pendant ces longs mois, elle dût ramasser des vestes de personnes gazées dans le four crématoire même si ceci l'écoeurait... Elle savait à présent ce qui arrivait aux juifs arrivant au camp ...Mikhaèl devait faire un travail fatigant, ou pour être plus exact : inhumain. En effet, il devait transporter de lourdes pierres toute la journée sous les coups de fouet et les insultes de ces barbares. Plus les jours passaient, plus le temps devenait dur... Heureusement, la seule vue de sa fille pouvait le maintenir en vie et lui rendre tout l'effort dont il avait besoin. Tous les coups de fouets, les insultes, la fatigue, disparaissaient au regard de sa fille...
Cependant, comme il fallait sans douter, leur bonne étoile disparut : Alissa faiblit et essaya d'empêcher le colonel de tuer une détenue juive et Mikhaèl découvrit ce qu'il se passait quant on allait du côté gauche de la longue file : on allait dans la chambre à gaz, on mourrait. Alissa fut récompensée d'une balle dans l'épaule pour son geste et elle souffrit pendant 3 jours avant de mourir ...
Anne marchait très bien maintenant, son père lui avait apprit pendant une nuit ou il avait pu échapper au garde... Elle sauta donc de son lit ou elle était perchée lors d'une soirée très orageuse, et après avoir fait deux mètres dans le noir total, percuta la jambe d'un officier allemand. Ce dernier, croyant être attaqué par un juif courageux, hurla :

A la garde !!! , évasion dans le dortoir !! Venez vite !!

Tous les soldats arrivèrent rapidement pour se mettre en cercle autour d'elle, dont le lieutenant Nairich et le colonel, qui s'empressa d'ajouter :

Lieutenant Nairich ! Que fais cette sale juif ici ? Je vous l'ai déjà dis, ils doivent tous mourir ! Jetez moi cette chose à la benne !
Colonel ? Ne pensez vous pas que ....
Votre coeur est votre seul défaut lieutenant mais ne l'oubliez jamais, le Grand Reich n'a pas de sentiments pour ces choses, ils ne méritent que de mourir et ce qui prennent pitié pour eux avec !

L'homme en colère sortit une arme et tira sur son inférieur. Le cerveau fut touché et il mourut sur le coup. Aucun amour n'existait avec les allemands, et pas même entre – eux. Ceux qui refusaient l'autorité été tués sans même qu'on pose de question. Le visage souriant, il attrapa la pauvre fillette et la balança à une vitesse grandissime dans la remorque la plus proche. Anne s'envola dans les airs : trois secondes plus tard, elle atterrit, cinq mois plus tard que prévu, dans la remorque contenant tous les bébés.

Tothony

# Posted on Saturday, 24 November 2007 at 11:34 AM

Edited on Friday, 11 September 2009 at 4:01 PM

La vie, un long fleuve tranquille.

Merci à ceux qui ont lu mon autre nouvelle. En voici une autre d'un sujet complétement différent.

La vie, un long fleuve tranquille.

Toute ma vie y est passait, tout mon bonheur était suspendu, la famille ne comptait plus pour moi, je me donnait à coeur joie dans mon travail ...
Et pourquoi ? Pour avoir tout perdu, tout ... J'habite dans un bidonville, je n'ai pas les moyens de me nourrir, je n'ai pas de femme, pas d'enfant, plus de famille, je suis si seul ...

Dès mon plus jeune âge, je ne m'amusais plus, je ne parlais plus. L'école, pour moi, était la seule chose qui comptait et ma vie pouvait bien attendre cinq minutes. Je refusais d'aller au square avec mes amis, je refusais de sortir avec mes parents, je ne sortais plus de chez moi, j'avais mis une parenthèse à ma vie.

Arrivé à l'école primaire, je ne jouais pas avec les autres enfants au football, je ne discutais pas, je ne lisais pas pour le plaisir, je n'écrivais pas de roman, j'étudiais. Je passais des heures et des heures dans la petite bibliothèque à lire de grandes encyclopédies qui parlaient de tout et de rien. J'avais ainsi acquéris une grande culture générale et les félicitations de mes professeurs... Même si, au plus profond d'eux même, ils me prenaient pour un fou. Mes parents m'enmenèrent voir un médecin qui ne trouva aucun remède contre mon je-m'en-foutisme de la vie. Ce docteur me regardait avec un air méprisant. Mais je ne me préoccupait pas du regard des autres, je savais qu'un moment dans ma vie, je serais heureux d'avoir tant appris ...

Les années passèrent et je commençai à aller au collège, les autres avaient la même attitude envers moi et moi j'avais la même attitude envers eux. Mes professeurs me félicitaient toujours, j'étais le premier de la classe, j'avais toujours une grande culture générale et évidemment bien supérieure à celle du CE1.

Cependant, une visite chez le psychologue du collège changea mon existence . Ses enseignants, jugeant que j'étais trop bizarre à leur goût, prirent rendez vous avec le principal pour lui expliquer mon problème. celui – ci ne chercha pas à comprendre, trop occuper à admirer les jambres de sa secrétaire en mini - jupe, et m'envoya directement au cabinet du psy. Ce dernier me critiqua à un tel point que je crois que c'est le moment de ma vie ou j'ai été le plus critiqué. Mais je m'en moquais, je ne me préoccupait toujours pas du regard des autres, je savais qu'un moment dans ma vie, je serais heureux d'avoir tant appris ...

Le lycée arriva. Et là, je fus plus heureux que n'importe qui d'autre. Une grande liberté s'instaura pour nous et je pus étudier, étudier, étudier, sans que personne ne me dise quoi que ce soit. Cependant, cela aurait été trop beau d'être tranquille sans contestation.Ma famille m'embêtait, mon frère me faisait vomir et les voisins me montrait du doigt quand je passais. Mes visites à l'orthophoniste, à l'occuliste, au médecin, à la pharmacie, me prenait la plus grande période de mon temps. Heureusement, avec toute les connaissances que j'avais acquise au cours de toutes ces années qui me permirent de ne jamais baisser les bras, mes professeurs me félicitaient et je ne me préoccupais pas du regard des autres, je savais qu'un moment dans ma vie, je serais heureux d'avoir tant appris ...

Puis l'université arriva à son tour. Beaucoup de travail et de culture étaient demandés mais mes nombreuses années d'expérience me firent réussir mes études sans que je m'y force trop. J'adorais mon professeur d'Histoire.. Il en savait plus que quiconque, et je passais beaucoup de temps avec lui pour discuter des problèmes de notre société matérialiste d'aujourd'hui. Je sentais que lui aussi avait travaillé toute son enfance pour devenir ce qu'il est devenu, lui aussi se ficher du regard des autres, et maintenant je savais que je ne regretterais jamais d'avoir tant appris ...

Beaucoup d'années après, je n'avais pas encore terminé mon apprentissage, que je voulais encore étudier le plus possible même si pour cela je devais commencer à travailler à quarante ans ! Nous étudions en binôme, mon partenaire se prénommait Alexandre et notre enseignant nous avaient donnés un défi : le premier de chaque binôme qui apportait le lendemain la preuve que la loi inscrite au tableau est vraie, gagnera 1000 euros.
Ce jour là était le seul jour de ma vie ou je pouvais dire que j'étais heureux, tous ces moments passaient à étudier allaient enfin payer !
J'avais passé toute la nuit à réfléchir, réfléchir, réfléchir quand j'entendis un bruit. Pas un dégagement gazeux ou un court circuit comme j'en avais l'habitude mais une porte venait de claquer. Surpris, je partis la fermer, le vent soufflait dehors, c' était certainement pour cela. Après être redescendu dans le sous sol sans m'inquiétait de rien, je vis Alexandre, mon collègue de travail, en train de recopier mes notes :

- Arrêtes ! Qu'est ce que tu fais !
Tu n'as plus l'âge pour de continuer tes études, nous les jeunes, on a besoin de travailler et de réussir notre vie.Reste ici à étudier puisque tu aimes tant ça ....

En réalité, je ne savais pas quoi répondre, je repensais à toute ma vie, l'école primaire, le collège, le lycée et encore l'université. Je n'avais jamais arrêté d'étudier en laissant le bien de vivre et le bien d'être de côté. Perdu dans mes pensées, je ne réagis pas quand Alexandre eut fini de recopier mes notes, je ne réagis pas non plus quand Alexandre m'explosa une bouteille sur la tête.

Je me réveillai à l'hôpital sans me souvenir de rien, j'avais échappé de peu à la mort et je n'étais pas sans dommages. Une partie de mon cerveau avait été gravement touchée au point de me faire perdre la mémoire pendant une semaine. Heureusement pour moi, je me rappelai de tout, enfin presque, au bout de ces longs sept jours. Seules mes connaissances acquises au long de toutes ces années avaient disparu de ma tête...

Un mois plus tard, un huissier frappa à ma porte pour tout emporter, le locateur m'expulsa de mon appartement... Je n'avais plus rien. N'ayant pas travailler tout au long de ma vie, je ne pouvais plus me nourrir, m'héberger, m'habiller. Je finis dans un bidonville dans Paris en essayant de m'en sortir et en me disant que tout est terminé pour moi ...
Alexandre, quant à lui, fini premier après mon hospitalisation, il gagna les 1000 euros et ayant réussi son crime parfait, il devint ingénieur chimiste comme il l'avait toujours rêver ...

Tothony

# Posted on Sunday, 25 November 2007 at 10:30 AM

Edited on Friday, 11 September 2009 at 4:03 PM

Il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué

Il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué

Encore un whisky s'il vous plait !

J'étais dans le bar à côté de chez moi comme tous les soirs après le boulot.

Tu ne trouves pas que tu as assez bu comme ça Mathilde ? Bientôt on va te retrouver à recracher tout ce que tu viens d'ingurgiter...
Raconte pas ta vie et sers moi !

C'est embêtant les barmans. ça passe leur temps à nous critiquer alors que sans nous ils auraient déjà fermés leur porte depuis longtemps.

- Et on n'a plus le droit de fumer maintenant !
- La barbe... J'ai voté pour la folle de toute façon !

Je suis arrivée dans cette ville il y a à peu près deux ans quand mon ex – mari m'a fichu à la porte. Ce bon à rien, je l'aimais mais lui passait son temps à me tromper. Depuis ce jour, je suis aux alcooliques anonymes. Ça sert à rien ce truc mais bon j'ai été obligée pour garder mon travail ...

Sortant complétement ivre dans la rue, j'eus du mal à retrouver ma voiture quand, bien que ma vision le soir me joue des tours, je vis quelqu'un assis sur le côté passagé de ma voiture. Après m'avoir aperçue, le «clandestin» sortit pour se diriger vers moi. J'étais près à le taper, à l'égorger, à lui broyer les testicules sur place quand il me parla d'une voix douce et pleine de gentillesse :

Mathilde, tu te rappelles de moi ?, j'ai à te parler.

Aussitôt entendu ces paroles, je manquai de tomber par terre. Ce ton hypocrite de tapette, ça ne pouvait être que François, mon pervers d'ex – mari ! :

Que fais tu dans ma voiture andouille ? Ta poule n'est pas avec toi ?
Mon amour, écoute moi, je veux qu'on se voit, qu'on se parle, je veux te prouver que j'ai changé ...

J'avais mal à la tête, non seulement à cause des quarante verres de whisky que je mettais sifflée mais aussi à cause du thon devant moi. Bien que je n'avais jamais voulu me l'avouer à moi même, j'aimais toujours François. On avait eu le coup de foudre à la Tour – Eiffel, j'étais le touriste et lui le guide mais il avait perdu son travail en essayant de violer, sans le savoir, la directrice d'une école, enfin c'est du passé ...

Je veux bien te croire et t'écouter François mais là vois – tu, je ne suis pas en état de te parler.
Tout ça est de ma faute, pleurnichait-il, si je n'étais pas parti comme un voleur, tu n'aurais jamais commencer à boire et tu serais une grande avocate maintenant ...

Il avait raison ce couillon. Je travaillais comme assistante chez un avocat avant de le connaître mais mon chagrin quand il me quitta pour sa grogniasse de poule qu'il a maintenant m'a obligée à quitter mon emploi. Je n'ai pu retrouvé qu'un emploi à la déchetterie après cela.

Il faut penser à l'avenir maintenant, répondis- je, tu passeras à la maison ?
Non, je préfère dans un lieu public. Un restaurant, par exemple, «Le plus beau mariage de votre vie» est très bien, la semaine prochaine vingt heure ?
Sans problème.


Cette semaine fut la plus belle de toute ma vie. D'abord, je n'avais pas bu une goutte d'alcool au point que le patron du bar auquel je passais plusieurs heures par jour, prévint la police pour signaler ma disparition. Mon instinct me disait que François voulait rompre avec le passé et essayer de se rengager avec moi.. En fait, pour être honnête avec moi - même, j'en étais certaine. Tant de semaines, tant de mois à attendre son appel, qu'il réapparaisse de cette façon, j'en sautais au plafond.
Quand il m'avait surnommé «mon amour», mon taux de cognac dans le sang était repassé à zéro ( voire même dans les nombres négatifs ) et en m'invitant dans un restaurant chic et spécialisé dans le mariage, je devins fraiche comme ci m'a seule boisson avait toujours été l'eau pure et fraîche. J'imaginais la limousine venant me chercher, j'imaginais mon conte de fée commençait enfin ...
Je me rendis dans une boutique pour choisir ma robe de mariée, ma famille, mes amis furent étonnés et heureux lors de cette nouvelle prématurée que je leur fis. Cependant, au bout de quelques jours, le temps me paraissa long, les secondes se transformaient en minutes, les minutes en quart – d'heures, les quart- d'heures en demi – heures ...

Après des millénaires d'attentes, le jour J arriva, ce soir là, j'étais plus belle que la plus magnifique des princesses. Mon ex - mari devait venir me chercher à dix neuf heure trente.
Une renault cinq complétement déglinguée arriva à vingt deux heure dix. C'était loin de mes espérances mais je me disais qu'il avait tout prévu pour la suite.
Nous arrivâmes dans une auberge visiblement fréquentée par des voyoux de la pire espèce. Elle avait brûlée trois fois et elle avait été reconstuite trois fois à ce qu'il paraît. A mon grand étonnement, la voiture s'arrêta et mon prince, pas si charmand que ça, murmura :

Nous sommes arrivés, tu vas avoir une sacrée surprise.

Je ne fis aucun commentaire mais passer une bonne soirée dans ce taudis me paraissait impossible. François ne prit même pas la peine de m'ouvrir la porte mais nous réussîmes enfin à commander notre table à vingt trois heure quarante :

J'ai réservé une table au nom de Jenny Wilson.

Jenny Wilson ? C'est qui celle là ?

Bien monsieur, répondit le serveur, une dame vous attend depuis au moins deux heures.

Une dame l'attend ? Qui ça ?

Il nous montra la réservation et effectivement, une femme était présente, quand soudain, François prit la parole :

Je te présente Jenny Wilson. Jenny, je te présente Carole. Nous avons l'intention de nous marier le mois prochain. Je voulais que tu sois la première personne à savoir ce progès que nous préparons et qui sera le début de ma nouvelle vie : Fonder une famille et devenir un père responsable.

Tothony

# Posted on Saturday, 15 December 2007 at 10:38 AM

Edited on Friday, 11 September 2009 at 4:06 PM

Bande dessinée sur les animaux

Après le roman, après les nouvelles, voici la bande dessinée, j'espère que ça vous plaira !

Bande dessinée sur les animaux

# Posted on Wednesday, 30 January 2008 at 12:46 PM